LGBTQIA+, c’est quoi ?

LGBTQIA+, c’est quoi ?

La création du mouvement

Ce mouvement prône les droits des individus que ce soit pour leur orientation sexuelle, leur identité de genre, mais celui-ci n’a pas toujours existé.

Quand est-il de son histoire ?

Tout d’abord, nous devons ce mouvement à Magnus Hirschfeld, un sexologue juif allemand. 

Allemagne, 1897

Magnus Hirschfeld, pionnier du mouvement , a dû faire face au nazisme © RAL-Teil-Sammlung

Tout a commencé à Berlin, lorsqu’il crée la première organisation qui défend les droits des homosexuels. L’organisation se nomme la « Wissenschaftlich-humanitäre Komitee » en français « Le comité scientifique humanitaire ».

Un de leurs objectifs ? Abolir le paragraphe 175 qui interdit l’homosexualité, introduit dans le Code pénal allemand en 1871.

Cela dit, on peut dire que celle-ci était tolérée car des bars et une revue étaient dédiés à cette cause, en particulier pour les hommes. Jusqu’au jour où ce paragraphe a conduit de nombreuses personnes vers la mort durant l’ère du 3e Reich. Il n’a été retiré qu’en 1994.

France, années 52-54

En effet, la France a également participé au changement, à l’évolution, à l’initiation de la communauté.

Au sein de l’Hexagone, il y avait des activistes féministes qui se battaient entre autres, pour le droit des femmes lesbiennes.

Nous pouvons noter, un salon féministe d’art, tenu par Natalie Clifford Barney de 1909 à 1939. La plupart des partisanes de ce salon étaient lesbiennes. 

André Baudry, au Congrès national du Mouvement homophile de France, à Marseille, le 22 novembre 1975. GALLOCHER/AFP

André Baudry a créé « Arcadie ». Un groupe militantiste pour la cause homosexuelle en France. De ce fait, c’est la première association pour ce type de revendication.

 

Il y a également la parution de la revue portant le même nom. Un moyen de communication qu’utilisait le mouvement pour se faire entendre dans le pays.

L'acronyme

Cet acronyme représente une variété d’identités liées à l’orientation sexuelle à l’identité de genre. Chaque lettre de l’acronyme représente un groupe spécifique, bien que la signification puisse varier en fonction du contexte.

L pour lesbienne :

Une personne lesbienne est une femme qui est attirée par d’autres femmes. Autant sur le plan romantique, émotionnel, relationnel ou sexuel.

G pour gay :

Les hommes gay sont des hommes qui ont des attirances romantiques, émotionnelles, relationnelles ou sexuelles pour d’autres hommes.

B pour bisexuel(le) :

Souvent considéré à tort pour définir une période floue située entre l’hétérosexualité et l’homosexualité. Cette orientation concerne davantage de personnes que nous pouvons le penser. Une personne bisexuelle est attirée physiquement, romantiquement ou sexuellement envers plus d’un genre, que cela soit homme ou femme. Les bisexuels refusent de se voir associés à l’étiquette « hétérosexuel(le) » ou « homosexuel(le) ».

T pour transgenre :

Les personnes transgenres sont des personnes dont l’identité de genre diffère du sexe qui leur a été assigné à la naissance. Ces personnes vivent leur identité de genre et l’expriment de différentes façons. Par exemple, certaines personnes transgenres s’identifient comme 100% homme ou 100% femme, mais d’autres estiment que leur identité est en dehors de cette binarité.

Q pour queer :

Mais alors qui sont les personnes dites QUEERS ?
Le terme queer désigne un large panel de personnes ayant des identités de genre ou des orientations sexuelles différentes. En gros, il inclut les personnes de la communauté LGBTQIA+.

I pour intersexe :

Le terme intersexe désigne les personnes qui sont nées avec des caractéristiques qui ne correspondent pas aux normes biologiques de la binarité, hommes ou femmes. Elle concerne en effet les normes biologiques et non l’identité de genre. Ces caractéristiques peuvent concerner les organes sexuels internes ou externes, les chromosomes sexuels, les systèmes reproductifs, les hormones, ou encore, certaines caractéristiques qui apparaissent à la puberté. 

A pour asexuel(le) ou allié(e)s :

L’asexualité est une orientation sexuelle comme une autre, mais peu connue de certaines personnes. Elle est souvent associée à une répulsion envers l’acte sexuel, mais ce n’est pas exact. Le terme asexuel signifie le fait de ne pas être attiré par d’autres personnes. Il existe différentes formes ou différents « niveaux » d’asexualité. L’attirance ou le désir peut être soit absent, soit faible ou rare. Il est important de savoir que l’asexualité n’est pas une maladie ou un problème et que les personnes asexuelles n’ont pas de trouble psychique. Il n’y a rien à soigner.

Une personne alliée est souvent une personne hétérosexuelle et cisgenre qui soutient les personnes LGBTQIA+. Ces personnes peuvent aussi bien ne pas s’identifier à une des causes de la communauté mais tout de même la soutenir. Elles peuvent également faire partie de celle-ci, et soutenir d’autres « groupes ». Par exemple : un homme gay peut être un allié des personnes transgenres ou autres… Mais comment sommes-nous alliés ? Une personne alliée pourrait défendre une personne LGBTQIA+ face à la stigmatisation, aux insultes, aux agressions ou aux discriminations en général. Être allié(e), c’est aussi respecter les pronoms que les personnes souhaitent, c’est changer sa manière normalisée par la société pour s’adapter à la personne en face, la respecter et la faire se sentir acceptée et telle qu’elle est.

+ pour :

Le signe plus est un symbole d’inclusion et d’évolution pour les orientations sexuelles, les identités sexuelles ou de genre qui ne sont pas spécifiquement représentées par les différentes lettres de l’acronyme LGBTQIA+. Le signe +, c’est pour plus de diversité et d’ouverture.

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