La Pride de A à Z

La Pride de A à Z

Vous connaissez la Pride, mais connaissez-vous son histoire ?

Stonewall Inn le 28 juin 1969.
Credit: NY DAILY NEWS ARCHIVE / GETTY
Stonewall Inn le 28 juin 1969. Credit: NY DAILY NEWS ARCHIVE / GETTY

Tout commence à Stonewall Inn, un bar gay situé dans le quartier new-yorkais de Greenwich village le 28 juin 1969. Des membres de la communauté LGBT étaient des habitués des lieux, mais la police également. Au fur et à mesure, les descentes policières se fessaient de plus en plus fréquentes. Les personnes présentes ont perdu patience face à ces discriminations et violences. 

La communauté LGBTQIA+ a décidé de résister aux arrestations. C’est ce qui marque le début des émeutes de Stonewall.

Cet événement symbolise également le début de la résistance et de la lutte pour les droits de la communauté LGBQIA+.  

Première marche commémorative le 28 juin 1970 ©Michael Evans/The New York Times

Mais comment la « marche » a-t-elle vraiment vu le jour ?

Marsha P. Johnson à gauche et Sylvia Rivera qui tient la bannière, à la Pride de 1973 New York ©Leonard Fink, Courtesy of the LGBT Community Center National History Archive.

Marsha P. Jonhson, Stormé DeLarverie et Sylvia Rivera, sont trois femmes noires ayant initié la Pride, deux de ces femmes étaient transgenres. C’est à New York en 1970 que la première marche des fiertés LGBTQIA+ a eu lieu, organisée par Brenda Howard (une militante bisexuelle). Cette première marche s’appelait la « Christopher Street Liberation Parade ».

Le but visait à affirmer les identités discriminées et à réclamer l’égalité des droits. Elle avait également un but commémoratif envers les émeutes de Greenwich village, ayant eu lieu un an plutôt.

Brenda Howard, l’organisatrice, est connue comme étant la « mère des fiertés », elle a également émis l’idée d’une semaine d’évènements autour de la Pride.

Ses actions permettront de lancer dans le monde entier les célébrations des fiertés LGBTQIA+.

Années 50 à 60 :

Aux États-Unis, certaines organisations homophiles telles que « Filles de Bilitis » et « Mattachine Society » ont manifesté en formant des « Annual Reminders ». Ils avaient pour but d’informer et de rappeler au monde que les personnes LGBT ne bénéficiaient pas des mêmes droits que les personnes hétérosexuelles et cisgenres. Lors de ces « Annual Reminders », le mouvement « Gay is Good » a vu le jour et a permis la diminution des sentiments de culpabilités et de honte, cela a également facilité la déstigmatisation.

Premier piquet de grève des membres de l'organisation Washington Mattachine devant la Maison Blanche le 17 avril 1965, pour protester contre le traitement injuste des homosexuels par le gouvernement fédéral. Frank Kameny porte une pancarte à droite du policier. Crédit : © Bettman/CORBIS.

Années 80 à 90 :

Affiche représentant les différentes insignes portées par les détenus des camps de concentration. On peut y reconnaître le triangle rose. © Wikimedia Commons

Auparavant, les marches des fiertés étaient symbolisée par les mots « Liberation » et « Freedom ». Certains trouvant ces mots trop radicaux, la communauté a fait naître le mot « Gay Pride ». Les symboles de ces mots comme la lettre lambda et le triangle rose sont restés et ont été intégrés à la communauté pour garder les « racines ».

La première Pride en Europe a eu lieu le 29 avril 1972 à Münster en Allemagne et a réuni plus de 200 personnes.

À l’heure actuelle : 

La Pride ne symbolise pas seulement une célébration colorée, mais aussi et surtout, une revendication politique pour les droits des personnes faisant partie de la communauté LGBTQIA+. Elle lutte pour l’égalité, la reconnaissance, et elle rassemble des personnes d’orientations sexuelles différentes, de diversité de genres. La Pride, c’est aussi plaider pour la dépénalisation et la non-discrimination des personnes homosexuelles, transgenres…

Aujourd’hui, la Pride, c’est aussi une plateforme qui vise à sensibiliser aux divers enjeux des personnes de la communauté LGBTQIA+. Celle-ci vise à éduquer, à comprendre, mais surtout à faire parvenir le sentiment que chaque personne est unique et que la vie en société, c’est aussi être capable d’accepter l’autre malgré ces « différences ».

Des vétérans de la première marche de Stonewall en tête du cortège de la Reclaim Pride à New York, le 30 juin 2019. ZADIG PRODUCTIONS

Où en sommes-nous en termes des droits et de la reconnaissance LGBTQIA+ aujourd’hui dans le monde ? 

Une image vaut mieux que mille mots. Voici un reportage d’une dizaine de minutes d’Arte dans le cadre de leur émission « Le dessous des cartes ». 

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